Echo – Série réalisée pour La Bulle – octobre 2015

Exposition au Café La Bulle du 5 novembre au 12 décembre 2015
(Time Machine #43 fabriquée pour l’occasion – novembre 2015)

La série Echo est une ôde à l’onde composée de photographies sténopés couleur. Echo est une nymphe de la mythologie grecque, la personnification du phénomène acoustique auquel elle prête son nom. L’echo, c’est l’onde qui suit le bruit,  la répétition du son lorsqu’il heurte la matière. L’echo,  c’est aussi l’émotion qui se répercute, l’image rémanente qui poursuit sa route dans nos esprits après l’événement. Dans les scènes exposées, le sentiment prend le pas sur la raison : un «autre» apparait évoluant dans un présent parallèle. De la transparence naît la sensation du temps : ceux que nous apercevons sont-ils présents, ou ne voit-on que la trace laissée par leur passage ?

Afin de rechercher une image qui pourrait transmettre mes sensations et sentiments,  j’ai développé une technique originale liée à ma conception de la photographie. Alternant, entre autres procédés, photo-montages et épreuves issus d’appareils photos fabriqués «maison », je me suis tourné, il y a quelques années, vers la pratique du sténopé qui consiste à utiliser un simple trou (ou plusieurs) en guise d’objectif. Fabriquant moi-même ces systèmes optique rudimentaires, et bien souvent avec ce que j’ai sous la main au moment de la prise de vue, j’obtiens une image non « lice », où les traces de lumières marquent la surface sensible. Oubliant les notions de mise au point et de netteté rendues impraticables par ce système, je me concentre sur l’impact que produit la lumière et sur l’émotion qui se dégage des formes. Sur les photographies présentées, des rais de lumières apparents, mais aussi la trace du support : le grain de la matière sensible et les défauts optiques, inhérents au système de fortune, composent l’épreuve et font partie intégrante de l’oeuvre : elles font apparaître la source de lumière et la matière dans laquelle se grave la scène : l’empreinte du sentiment.

Parallèlement à ce travail de « découpage » du réel, j’entreprends ensuite de monter les séquences des photographies, matières brutes de mon travail, avec la technique du stop motion  :  j’opère ainsi une « recomposition » d’une nouvelle réalité perçue qui prendra la forme de films courts accompagnés d’une bande sonore et musicale.

 

 

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